You’vegot the power !

Depuis quelques semaines, pas mal d’articles consacrés à la responsabilité sociétale des entreprises sont sortis dans la presse professionnelle. Allons-nous vers une deuxième vague de greenwashing un peu plus subtile ? Pas sûr !

Selon une étude IPSOS réalisée en 2018, 49 % des français ignorent ce qu’est une démarche RSE. Ou du moins en ont-ils une image assez floue. Un chiffre de cette étude attire l’attention : 58 % pensent qu’il est plus efficace de communiquer sur ses engagements, que d’investir dans la publicité.
Là-dessus Thomas Kolster, « marketing activist », nous explique dans une interview à La Reclame que les marques ne peuvent plus sauver le monde ! L’engagement des marques est devenu trop « mainstream » pour être crédible, désormais, il faut aller plus loin et armer le consommateur pour qu’il puisse agir ! Il doit être acteur et pas seulement consommateur de produits ou de services dits responsables.

C’est compliqué ?

 

#makefridaygreenagain

 

Voici deux exemples. Vous ne pouvez pas être passé à côté, le 29 novembre prochain, des millions de personnes vont réaliser de bonnes affaires à l’occasion du Black Friday. En 2018, 50 millions de transactions par carte bancaire ont été enregistrées. Cette année, la marque Faguo a lancé une intiative #makefridaygreenagain, aujourd’hui suivie par plus de 450 marques (Naturalia, La Bovida, Le Chemiseur, Nature et Découvertes…). Le principe : ces marques ne participent pas au Black Friday, un moyen comme un autre de sensibiliser à l’impact social et environnemental de cette journée folle, en faisant le pari du long terme pour attirer de nouveaux clients en quête d’achats responsables.

 

Poulehouse et Monoprix

 

Autre exemple, la très belle campagne de Poulehouse et Monoprix, dans laquelle on découvre qu’outre le broyage des poussins « non conformes », les poules pondeuses sont réformées au terme de 18 mois de ponte, parce que moins prolifiques. Qui dit réforme dit abattoir (bah oui le poulet rôti du dimanche il faut bien qu’il sorte de quelque part !). D’où l’idée de Poulehouse, start-up partenaire de Monoprix, de créer des maisons de retraite pour les poules, qui certes continuent à pondre, mais à leur rythme et jusqu’à leur fin naturelle.

Voici en deux exemples, des opportunités pour le consommateur de prendre le pouvoir.

Sommes-nous prêts à passer à côté de la « bonne affaire » et du meilleur prix pour limiter nos impacts sur l’environnement ?

#communication #rse #marketing #publicité #greenwashing

Laurence Edy

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